Absence Persistante d’un Lieu Dédié à la Présentation des Collections Paléontologiques à Aix

Absence Persistante d'un Lieu Dédié à la Présentation des Collections Paléontologiques à Aix

Depuis la fermeture des salles du Muséum d’histoire naturelle dans le centre d’Aix-en-Provence, il y a plus de dix ans, aucun espace public dédié aux dinosaures n’a été établi, malgré les promesses faites par la municipalité.

Les Aixois vivent quotidiennement sur l’une des plus importantes couches d’œufs de dinosaures fossilisés du monde, mais un lieu éducatif permettant de découvrir ces trésors préhistoriques reste inaccessible dans la ville. En 2014, les collections publiques du Muséum, préalablement abritées à l’hôtel Boyer d’Éguilles, ont fermé. L’immeuble historique, nécessitant des rénovations, a été vendu à un promoteur immobilier.

Actuellement, l’enseigne Aroma-Zone a remplacé les expositions de titanosaures et les vestiges de vertèbres du Crétacé. Bien que l’entité Muséum existe toujours, ses bureaux administratifs ont été relocalisés au parc Saint-Mitre. Les vastes collections comprenant des fossiles d’œufs, des ossements et des animaux empaillés sont entreposées dans un hangar dans une zone périphérique de la ville, avec seulement quelques éléments exposés lors d’expositions temporaires.

Projets Abandonnés au Fil des Années

Cette situation est d’autant plus regrettable que depuis la fermeture du musée, des découvertes scientifiques ont été réalisées dans le pays d’Aix, mettant à jour de nouvelles espèces. Bien que la recherche continue, elle se déroule à l’écart du public, dans le contexte de fouilles et d’études non accessibles.

La municipalité, sous la direction de Maryse Joissains, avait à plusieurs reprises exprimé son intention de créer un espace pour accueillir les passionnés de dinosaures. Divers scénarios avaient été proposés, notamment des emplacements tels que le Stadium de Vitrolles et Châteauneuf-le-Rouge, mais aucun n’a abouti. Avec la création de la Métropole Aix-Marseille-Provence, et des financements publics de plus en plus limités, des options moins coûteuses ont été envisagées, notamment au parc Saint-Mitre, sans succès.

En 2016, La Provence avait interrogé Gilles Cheylan, l’ancien conservateur du Muséum, qui venait de prendre sa retraite. Il avait exprimé sa frustration quant aux retards du projet de construction d’un nouveau Muséum, le décrivant comme sa plus grande déception. Il avait critiqué l’inefficacité des bureaux d’études impliqués dans les projets abandonnés, mentionnant un manque d’intérêt des élus successifs pour le projet et une incompréhension des attentes des Aixois. Cette déclaration date maintenant de dix ans.

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